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Je veux me perdre et me retrouver... 30/12/2014

Ici, c'est mon univers, mon torrent de pensées, d'émotions, de découvertes !
Il y a des textes d'une fille un peu folle sur les bords, des citations, des critiques, bref... de tout quoi !



J'espère que ce blog vous plaira. N'hésitez pas à marquer vos commentaires (positifs comme négatifs, du moment que se soit un minimum structuré, y en a assez de débiles dans ce bas monde), afin que je puisse m'améliorer :)
 
En revanche, comme beaucoup, je n'accepte pas les plagias (c'est tellement bas d'esprit, tellement pathétique). Merci de votre compréhension.
 

Une source d'eau limpide qui miroite à la lumière, pure comme l'âme innocente d'un enfant, rempli d'un univers de mots clairs et sonores qui forment citations, textes et philosophies dans ce monde de brutes.

Je veux me perdre et me retrouver...
[image personnelle prise à Bâle en juillet 2016]



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Nuage de songes (livre d'or)
Article sur moi (whou, la classe) : 



« Les mots sont à mon avis notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois nous infliger blessures et nous porter remède »



Blog sources Citations, Philosophie & Lecture
 
 
 
 
 
Enfin, je veux vous présenter un projet qui me tient énormément à c½ur et qui est très important à mes yeux. Alors je n'en dis pas plus, venez juste voir par vous-même...


***
 
En ces circonstances terribles et noires qui plongent la France dans un deuil profond, je tiens à apporter mon soutiens à tous les proches des victimes, mais aussi à tous les français, car nous devons tous rester unis contre cette barbarie inhumaine, et ce quelque soit nos différences.
Nous devons rester debout quoiqu'il arrive, leur montrer notre force. La France a déjà su se relever et être plus forte, elle le sera encore et ne se laissera pas faire.

#PrayForParis
(14.11.2015)
 
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Ma meilleure ennemie 28/06/2017

[article datant de décembre 2016] [oui, je reviens doucement, après beaucoup de choses]


Je l'ai vu de nombreuses fois petite, mais seulement le début, jamais en entier, jamais la fin ! Triste, n'est-ce pas ? Mais en ces vacances hivernales de fin d'année, je me suis rattrapée (ouiii !).
 
 
 Ma meilleure ennemie

Petites informations
Réalisateur : Chris Columbus
Scénario : Gigi Levangie, Jessie Nelson, Steven Rogers, Ronald Bass, Haren Leigh Hopkins.
Sociétés de production : TriStar
                                             1492 Pictures
Nationalité : Etats-Unis
Genre : comédie dramatique
Durée : 125 minutes
Sorties : 25 décembre 1998 (Etats-Unis & Canada)
               10 février 1999 (France)
               17 février 1999 (Belgique)
Acteurs : Susan Sarandon
                 Julia Roberts
                 Ed Harris
                 Jena Malone
 
 


Synopsis
Isabel Kelly, jeune photographe de mode et petite amie de Luke Harrison, et Jackie, l'épouse légitime du même Luke, se détestent. Celle-ci, toujours très présente, ne pardonne pas à sa rivale son incapacité à l'égaler. Isabel ne parvient pas à se faire accepter d'Anna et de Ben, les deux enfants de Luke et de Jackie. C'est entre les deux femmes une sourde guerre de tranchées.
Mais quand Jackie apprend qu'elle est atteinte d'un mal incurable, elle prend conscience que c'est Isabel qui va élever ses enfants. Jackie va alors enseigner à celle qui fut sa pire ennemie comment devenir une mère pour ses enfants.

 
 


Distinctions
- National Board of Review Awards 1998 : meilleur acteur dans un second rôle pour Ed Harris
- San Diego Film Critics Society 1998 : meilleure actrice pour Susan Sarandon
- BMI Film and TV Awards 1999 : BMI Film Music Award pour John Williams
- Blockbuster Entertainments Awards 1999 : meilleure actrice dans un film dramatique pour Julia Roberts
- Young Artist Awards 1999 : meilleur jeune acteur (10 ans ou moins) pour Liam Aiken
meilleure jeune actrice pour Jena Malone
meilleur film familial dramatique
 
 
 Ma meilleure ennemie



Critiques presse
Le Parisien, par E.L.
Ma meilleure ennemie est le type même du film qu'il faut aller voir avec une serviette éponge pour sécher ses larmes. Son réalisateur (...) dispose d'assez de fraîcheur d'âme et de sincérité pour que son mélo passe comme une lettre à la poste.
 
Le Nouvel Observateur, par François Forestier
Susan Sarandon est formidable dans ce mélo qui fera, n'en doutons pas, un excellent prétexte pour une des émissions de Delarue.
 
Première, par Stéphanie Lamome
Le plus exaspérant reste les personnages, tous plus idylliques donc plus invraisemblables les uns que les autres
 
Le Monde, par J.M
On a (...) largement fait le tour de la question dans la première demi-heure du film, en se demandant avec inquiétude quelle tuile scénaristique va bien pouvoir relancer les enjeux.
 
Télérama, par François Gorin
Au bout d'un éprouvant zigzag (...)le duo Julia-Susan culmine en une longue scène d'orgasme lacrymal. Le spectateur le plus spongieux ne sait plus où mettre ses propres larmes.
 
 




Okay, j'avoue que les critiques de la presse ne sont pas très élogieuses, mais moi pourtant je l'ai adoré. Je l'adorais déjà gamine, du moins la partie que j'avais vu.

Certes, il est cul-cul, niais, parfait pour les téléfilms de Noël qui passe sur TF1 tout décembre (c'est d'ailleurs là que je l'ai vu cette fois-ci, comme à chaque fois). Le scénario est de base assez touchant. Mais le coup de la maladie (je ne citerai pas laquelle pour ne pas spoiler davantage), est peut-être le coup de trop, dans le cliché du téléfilm mélodramatique à souhait. Mais c'est se qui rend ce film encore plus touchant. Petite déjà, j'aimais ce film pour tout le thème du divorce et de la belle-mère qui débarque dans la vie d'un enfant. C'était mon cas, j'ai connu ça bien trop tôt je trouve, malheureusement. Et ça s'est d'office mal passé, après le début qui paraissait, comme toujours, idyllique aux premiers abords. Alors je me retrouvais à travers les enfants du film, moi et ma s½ur, seule face à la difficulté des adultes et de leur égoïsme. Maintenant que j'ai grandis, je comprends davantage la difficulté que rencontrent aussi les parents. Je comprends leur tiraillement, leur malaise. Mais le plus touchant est sans doute la dureté de la vie, et de la maladie. La mère de ma meilleure amie, que je considère comme ma s½ur, étant décédée elle aussi de cette maladie lorsque sa fille avait seulement 13 ans, je ne peux que comprendre et ressentir ce déchirement pour cette femme qui était adorable, et pour sa fille qui en souffre quotidiennement. Et ce film me le rappelle tant. Il est déchirant, mais très beau. Et donc très émouvant (je vous mets en garde, préparez votre boîte de mouchoir maxi pack !).

Au niveau du casting, le duo Susan Sarandon et Julia Roberts marche merveilleusement bien, bien que parfois un peu lourd et mièvre. Elles sont toutes deux touchantes, et sincères dans leur rôle. Ed Harris, bien que moins présent, conquis aussi (surtout pour ses yeux bleu magnifiques, j'avoue).

Les musiques et les décors sont eux aussi très très beaux, notons le. On ressent, pour les Potterhead inconditionnels, la patte de Chris Columbus à travers la mise en scène, et surtout à travers la musique et l'atmosphère qui en ressort. A certains moments, j'ai fortement pensé aux films d'Harry Potter (mon bébé). Chapeau bas donc !

Je vous recommande donc ce film, beau, émouvant, qui transmet une morale tout en étant léger. A voir en famille, au chaud sous un plaid, avec un bon chocolat chaud ou thé, c'est vous qui voyez (je suis plutôt team thé personnellement, et vous ?).
 
 
Notes
Scénario : 3/5
Casting : 4/5
Mise en scène (lumière, scène, etc) : 3,5/5
Richesse, émotions : 3,5/5
 
Note finale : 14/20
 

Tags : My Dreams Box - film - Ma Meilleure ennemie - Julia Roberts - Susan Sarandon

Le Nouveau stagiaire 15/03/2017

Je ne pensais absolument que je verrais ce film en ces vacances de Noël. Il se trouve qu'avec ma s½ur et ma meilleure pote, on est tombé dessus totalement par hasard, lors de l'une de nos nombreuses soirées pyjama/films/Uno.
 
 
 Le Nouveau stagiaire

Petites informations
Réalisateur : Nancy Meyers
Scénario : Nancy Meyers
Nationalité : Etats-Unis
Sociétés de production : Waverly Films
Genre : comédie
Durée : 121 minutes
Sorties : 25 septembre 2015 (Etats-Unis)
                30 septembre 2015 (Belgique)
                07 octobre 2015 (France)
Acteurs : Anne Hatheway
                 Robert de Niro
                 Rene Russo
                 Anders Holms
 
 
Synopsis
Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.
 
 

Critiques presse
Public, par Florence Roman
Avec son sens de l'observation aiguisé et son goût pour les personnages antipathiques qui s'humanisent peu à peu, Nancy Meyers vise juste et le duo inédit Hathaway-De Niro emporte l'adhésion dès les premières minutes du film.
 
Positif, par Michel Cieutat
Le scénario, quoique inégal (les scènes avec Rene Russo, qui exploitent le bon vieux filon hollywoodien du "love interest", sont sans intérêt), est plutôt bien bati et offre un portrait très juste de la génération des nouveaux entrepreneurs, complètement aliénés par leur arrivisme matérialiste.
 
Télérama, par Frédéric Strauss
Nancy Meyers essaie à peine d'échapper aux conventions. Ça ne l'empêche pas d'en bousculer d'autres. (...) Un ton séduisant, féminin et discrètement féministe.
 
Les Fiches du Cinéma, par Isabelle Danel
Cette comédie intergénérationnelle reste un peu trop consensuelle mais donne, mine de rien, quelques pistes réflexives sensées. De Niro et Hathaway forment un joli duo.
 
Le Monde, par Thomas Sotinel
Dans "Le Nouveau Stagiaire", de Nancy Meyers, Robert De Niro est drôle – ça, on l'en savait capable depuis les premiers films de Brian De Palma, tournés il y a bientôt quarante ans –, mais il projette aussi une chaleur rassurante, celle qui auréolait Spencer Tracy dans ses rôles de patriarche.
 
Première, par Isabelle Danel
Observations justes, moments d'émotion et quarts d'heure graveleux pas toujours légers se mélangent dans cette comédie transgénérationnelle agréable et sans surprises. Robert De Niro, qu'on n'a pas vu aussi sobre depuis longtemps, est parfait.
 
Le Nouvel Observateur, par La Rédaction
C'est sympathique, amusant, bien mené, mais banal. Robert De Niro, parfait, donne un peu de grain à ce produit industriel. On regarde, on oublie, c'est du fast-food de l'½il.
 
aVoir-Lire.com,  par Frédéric Mignard
Nancy Meyers sait parler à son public qui y trouvera un certain charme désuet, mais s'aliénera tous les autres qui espéraient éventuellement y trouver une (légère) réflexion sur la difficulté de vieillir dans une société liftée par les nouvelles technologies, où l'évanescence des modes évacuent tous ceux qui sont hors du coup.
 
Les Inrockuptibles, par Théo Ribeton
Nancy Meyers ne semble s'intéresser qu'à l'irréprochabilité surhumaine de son personnage, sorte de Mary Poppins au masculin descendue du troisième âge jusqu'à Brooklyn pour y choyer les nouvelles stars de l'économie, et le dosage bulldozer de la quincaillerie tire-larmes habituelle pousse l'écoeurement jusqu'à un degré quasi-hypnotique.
 

 Le Nouveau stagiaire

 
Je ne sais absolument pas pourquoi, mais j'étais persuadée que ce film avait été réalisé par Woody Allen. Grosse erreur. Cependant, ça aurait pu. Je veux dire, on y retrouve de nombreux thèmes et points communs avec un film de Allen, et je n'ai connu mon erreur que lorsque j'ai fait des recherches pour cette critique. Bref, passons.

Le scénario n'est pas vraiment très très original. Il pourrait même inscrire le film dans un simple téléfilm niais et cul-cul de série Z qui passe sur TF1 l'après-midi en période de fêtes de fin d'année. Très peu original, les péripéties s'enchaînent dans un ordre classique, avec des thèmes et des clichés récurrents et ordinaires qui reviennent : l'infidélité et les regrets qui en découlent (comme par hasard), le gars lourd, le geek timide, la fille conne comme un balai, la fin toujours bien et idyllique, à l'opposé de la vie réelle, etc. Bref, beaucoup de choses vues et revues, et re-revues ! Cependant, il y a quelques thèmes et points importants qui méritent d'être soulignés. En effet, l'inversion des rôles homme/femme, et la question de la vie professionnelle pour une femme dans un milieu dur et principalement masculin, ainsi que d'un homme comme père au foyer, est évoqué, ainsi que les jugements que notre société en tire hâtivement, et à tort. Le regard que l'on porte sur une femme qui réussit, et qui s'impose même sur un monde masculin est remis en question, et peut nous amener à réfléchir. On y pense pas assez, mais notre société est encore très matriarcale et sexiste, dure envers les femmes et les hommes transgressant les rôles. De plus, une certaine morale se dégage par rapport à ça, ainsi que sur le surmenage professionnel qui peut ruiner la santé et la vie privée chez beaucoup. Vous l'aurez compris, la question de la fidélité, de la monogamie et de la confiance dans un couple est aussi abordé, peut-être de manière maladroite et baclée, je vous l'accorde. En revanche, et c'est ce qui fait le charme de ce film, la question des générations et de la place et du respect que l'on accorde aux aînés est très bien développée, et ce de manière touchante et humble. Ce thème permet en plus une originalité à ce film qui de forme paraît lisse, voir fade.

En effet, au niveau du casting, c'est très très fade. Sans exagérer. Hormis De Niro qui excelle dans son rôle de retraité veuf et adorable, sous un charme infaillible, et Anne Hatheway qui joue un rôle qui lui correspond à merveille, et qui pour une fois brille dans l'image de cette femme déterminée et touchante, le casting est décevant, sans tête qui brille. Le petit geek est mignon, mais ça s'arrête là (décidément, j'adore les geeks xD). Aucune tête ne sort du lot, et n'apporte un brin de vivacité. Le duo De Niro / Hatheway touche, sans marquer non plus. Et De Niro détient quand même le rôle le plus intéressant, et qui aurait pû largement être développé, apportant une morale sur la vieillesse qui ne ferait pas de mal. Comme Paige, dans un autre sens.

Pour ce qui est des plans et des lumières, il n'y en a que trois ou quatre, autant dire qu'ils ne se sont pas foulés la rate les gars : la maison de Jules, son entreprise et sa voiture. Point. Mais je reconnaît que l'entreprise est belle, rendant l'atmosphère feutrée, comme dans un cocon.

Bon, vous l'avez sans doute compris, ce n'est pas le meilleur film de l'année. Mais pour son atmosphère feutrée, cooconing, romantique et "tout va mieux pour le meilleur des mondes", c'est l'idéal, me rappelant un film de Woody Allen, avec une morale sous-entendu similaire. Bref, je vous le recommande quand même, pour vous changer les idées. Ce ne seront pas 1h40 de perdue totalement.
 
 

Notes
Scénario : 3/5
Casting : 2,5/5
Mise en scène (plan, lumière, etc) : 2/5
Richesse, émotions : 3/5
 
Note finale : 11/20






Avis de blogueurs/blogueuses
Wildhoney
Un film qu'aurait pu être banale, mais c'était sans compter qu'il y a quand même quelques thématiques intéressantes dedans et deux acteurs géniaux. Et tu les as justement cités. Le film montre aussi que contrairement aux préjugés, il y a des vieux qui sont courageux et qui veulent encore continuer à se rendre utile. Le ton est léger, mais ça colle bien avec le contexte. Et puis, toute façon, un film avec Anne Hathaway, c'est rarement dramatique. Et c'est là que j'en viens à la grande du film : Robert de Niro et Anne Hathaway. Ils sont tous les deux au top. Évidemment, c'est pas le meilleur film avec de Niro, mais c'est un rôle principal et ça fait longtemps que ça lui était pas arrivé. Et il joue toujours très bien. Anne Hathaway, elle a fait aussi ses preuves avec d'autres rôles, elle n'a rien à prouver, c'est une actrice convaincante et elle le prouve encore ici. Pour la mise en scène, t'as bien résumé le truc. Il y a pas grand chose à dire, le film n'étant pas fait pour impressionné l'½il du spectateur, mais juste pour passer un bon moment et la mission est accompli. Quand on y pense, ça aurait presque pu être un film de Woody Allen. Ca y fait un peu penser. A part que W. Allen aurait fait quelque chose de plus profond et aurait pousser plus loin la relation entre les deux persos principaux, leur causant quelques ennuies au passage.

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La Fille du train 17/02/2017

[article datant de novembre 2016]

Décidé à la dernière minute, c'est le film que j'ai vu totalement par hasard avec ma s½ur au cinéma. Et bien, malgré les critiques presse qui n'en font pas trop d'éloge, j'ai été agréablement surprise.
 

 La Fille du train
Petites informations
Réalisateur : Tate Taylor

Scénario : Erin Cressida Wilson, d'après le roman de Paula Hawkins
Nationalité : Etats-Unis
Sociétés de production : Amblin Entertainment
                                             DreamWorks SKG
                                             Marc Platt Productions
                                             Reliance Entertainment
Genre : thriller
Durée : 112 minutes
Sortie : 05 octobre 2016 (Royaume-Uni)
              07 octobre 2016 (Etats-Unis et Canada)
              26 octobre 2016 (France)
              02 novembre 2016 (Belgique)
Acteurs : Emily Blunt
                 Haley Bennett
                 Rebeccca Ferguson
                 Justin Theroux
 
 
 
Synopsis
Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite... jusqu'au jour où elle est le témoin d'un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.
 
 
 
Critiques presse
Public, par Florence Roman
"La Fille du train" est un thriller captivant (...) qui possède un atout de taille, Emily Blunt, émouvante en femme brisée.
 
Elle, par La rédaction
Dans ce thriller haletant, le spectateur se retrouve plongé au c½ur d'une enquête. (...) Le réalisateur Tate Taylor multiplie les pistes et se joue de tout. (...) Emily Blunt hante le film de son allure fantomatique, qui altère parfois avec un comportement hystérique, inquiétant même.
 
Le Point, par Julie Malaure
Une fin en queue de poisson, ou plutôt en tire-bouchon, fidèle au livre mais qui aurait gagné à être suggérée plutôt qu'appuyée avec rage. C'est la minute qui gâche. Pour le reste, on est resté tout du long dans le wagon. Que ceux qui n'aiment pas prennent le train suivant 
 
Voici, par La rédaction
["La Fille du train"] souffre de la comparaison avec (...) "Gone Girl" (...) et d'une intention affichée d'en réitérer l'exploit. Mais Tate Taylor n'est pas David Fincher, et certaines scènes frôlent même parfois le grotesque. (...) Emily Blunt tient le film sur ses frêles épaules.
 
Les Fiches du Cinéma, par Aude Jouanne
Thriller au féminin efficace, “La Fille du train” reste néanmoins en-dessous de ses ambitions.
 
Paris Match, par Alain Spira
Une voix off trop présente comble par le texte ce que le réalisateur ne parvient pas à nous communiquer par l'image. D'où un manque de rythme qui s'ajoute à des personnages trop caricaturaux (...). Emily Blunt fait son maximum, mais son rôle manque de crédibilité.
 
Le Nouvel Observateur, par François Forestier
Cent douze minutes de ce suspense mou pour en arriver à une conclusion, c'est long. (...) Intrigue byzantine, personnages antipathiques, dommage. Il y avait la matière d'un bon film... pour Hitchcock.
 
Le Monde, par Thomas Sotinel
Il suffit d'avoir vu "La Couleur des sentiments" pour savoir que Tate Taylor ne sera jamais David Fincher, ce qui fait de "La Fille du train" un succédané qui tombe dans la plupart des pièges du genre, ceux-là mêmes dont Fincher s'était joué. Reste le charme un peu frelaté d'une histoire faite pour consoler tout un chacun de ses déboires et frustrations conjugaux.
 
Le Journal du Dimanche, par Barbara Théate
Tate Taylor (...) manie avec plus de subtilité la caméra que Paula Hawkins la syntaxe, en réussissant à créer une ambiance noire, un brin dépressive. Mais le soufflé retombe assez vite et le dénouement se ré- vèle aussi décevant à l'écran que dans le livre. Un roman de gare ne fera jamais un grand film
 
Les Inrockuptibles, par Théo Ribeton
Bourré de potentiel mais manquant de sophistication, "La Fille du train" se prend un peu les pieds dans le tapis d'une intrigue à quadruple fond, mêlant flash-back, mémoires défaillantes et jeux de ressemblance physique entre personnages.
 
Télérama, par Samuel Douhaire
"La Fille du train" se révèle d'une balourdise à faire peur... La mise en scène de Tate Taylor multiplie les effets racoleurs. Et Emily Blunt, d'habitude très bonne actrice, en fait des tonnes en femme alcoolique et malheureuse.

 La Fille du train
 
 
Je ne m'attendais pas à aller voir ce film. J'avais vu la bande-annonce, et le trouvais pas mal, disons qu'il m'attirait curieusement. Quand j'ai été le voir, et bien, je n'en suis pas ressortie déçue, malgré tous ces critiques pas très flatteuses.

Le scénario est l'adaptation du roman de Paula Hawkins, que je n'ai pas lu. Assez original, il plonge le spectateur dans l'angoisse, le suspens et l'attente. Malgré de nombreux points assez vus et clichés, il nous surprend par son revirement étonnant, à la fois prévisible et saugrenu. J'étais partie sur un autre coupable, totalement. Je ne spoilerai pas, mais j'ai été vraiment surprise par la vérité, et en même temps pas totalement. Je veux dire, si on y réfléchi bien, c'est totalement prévisible en même temps.

Les actrices sont très convaincantes dans leur rôle de femmes soucieuses, détruites pour certaines et inquiètes pour d'autres. Emily Blunt, que j'avais déjà aperçu dans d'autres rôles mais qui ne m'a pas marqué plus que ça, est émouvante en femme alcoolique détruite par la vérité et la pression d'un ex-mari dangereux, vicieux. Elle nous emporte dans sa fatalité tragique, désespérante, et on ne peut que ressentir de la pitié pour elle, pitié devenant vite de l'admiration. Les autres actrices, moins présentes mais tout autant importantes, sont elles aussi douées et convaincantes, mais bien plus effacées, ne jouant pas le rôle principal.

Je veux faire une mention spéciale à la manière dont les scènes furent filmées. Visuellement, c'est envoûtant, captivant, avec ces plans rapides et sombres qui nous enferment dans cet univers glauque, triste, automnal et humide, s'accordant parfaitement à l'ambiance et à l'humeur de Rachel.

Je le recommande donc pour se plonger dans ce thriller captivant, bien que prévisible parfois. Loin d'être le meilleur et le plus angoissant, il nous fait réfléchir, nous emporte près de Rachel, Megan et Anna, trois femmes liées à jamais par un homme malsain et égoïste.
 
 


Notes
Scénario : 3/5
Casting : 4/5
Richesse, émotions : 3,5/5
Mise en scène (musique, plans, etc) : 3,5/5
 
Note finale : 13,5/20
 


Ils en parlent...
WhateverWorks _ The Girl on the Train

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La La Land 12/02/2017

Ayant tant entendu parler de ce film, j'ai été le voir, au grand damn de ma meilleure pote qui elle ne l'a pas trop apprécié. Moi... et bien j'en suis un peu mitigée, mais dans l'ensemble satisfaite.
 
 
 La La Land

Petites informations
Réalisateur : Damien Chazelle
Scénario : Damien Chazelle
Titre original : La La Land
Titre québecois : Pour l'amour d'Holywood
Sociétés de production : Black Label Média
                                             Gilbert Films
                                             Impostor Pictures
                                             Marc Platt Productions
Nationalité : Etats-Unis
Genre : comédie musical, romance
Durée : 126 minutes
Sorties : 31 août 2016 (Italie, Mostra de Venise)
                09 décembre 2016 (Canada & Etats-Unis)
                25 janvier 2017 (France & Belgique)
Casting : Ryan Gosling
                Emma Stone
                John Legend
                J.K. Simmons






Synopsis
Au c½ur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. 
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent...
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ?

 


Distinctions
• Mostra de Venise 2016 : Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine pour Emma Stone
• Festival international du film de Toronto 2016 : People's Choice Award (Sélection « Spécial Presentations »)
• Boston Online Film Critcs Association Awards 2016 : Meilleur réalisateur pour Damien Chazelle
• New York Film Critics Cricle Awards 2016 : Meilleur film
• Golden Globes 2017 : 7 au total
 
 
 La La Land




Critiques presse
VSD, par Olivier Bousquet
Le montage final, dont on n'ose vous révéler le moindre indice, est un moment de grâce tel qu'on n'en avait pas vu depuis des lustres. On en sort ému, au moins. Lessivé, au mieux.
 
Elle, par Khadija Moussou
Damien Chazelle signe ici un film qui salue les comédies musicales, avec un bel hommage au cinéma de Gene Kelly, Ginger Rogers et aux films de Jacques Demy. De quoi vous donner envie de fredonner « City of Stars » en improvisant un pas de danse en attendant le bus...
 
Positif, par Alain Masson
Merveilleux hommage à l'âge d'or de la comédie musicale hollywoodienne, "la La Land" est aussi une passionnante méditation sur la solitude de l'artiste et son difficile rapport au monde réel.
 
La Croix, par Arnaud Schwartz
Une oeuvre brillante, intense, profonde et drôle.
 
Studio Ciné Live, par Thierry Cheze
À la fois tourné vers les maîtres du passé (....), moderne dans sa réalisation et éternel dans ses préoccupations, "La La Land" s'impose comme le plus beau et le plus enthousiasmant film ce de début 2017. 
 
Critikat.com, par Théo Charrière
(...) ici, si le monde est une scène, cette scène est avant tout un décor (...) qui oppresse les personnages en les replongeant dans un encerclement déjà établi. Quelque chose s'est perdu en chemin – définitivement.
 
Le Monde, par Mathieu Macheret
Les personnages se prévalent d'une culture qui vire parfois au name-dropping, et Chazelle se donne à travers eux des allures de premier de la classe, récitant son classicisme sur le bout des doigts. Heureusement, le film n'en reste pas là. A mi-parcours, la romance cède le pas à la vie de couple et à ses crispations.
 
aVoir-aLire.com, par Alexandre Jourdain
Damien Chazelle revient en cinémascope avec un mélodrame entêtant? déchiré entre l'âge d'or d'Hollywood et son legs. Ballet virtuose mais souffrant parfois d'un penchant pour le remplissage.
 
Le Nouvel Observateur, par Nicolas Schaller
On savait Damien Chazelle très doué depuis "Whiplash", on le découvre capable, dans un film tourné avec l'équivalent du budget coiffure d'un blockbuster Marvel, de redistribuer les cartes du spectacle hollywoodien.
 
Libération, par Didier Péron
A la fable sur les tensions entre amour et ambition succède un film plus torve, plus humain aussi sur le deuil ou le sacrifice secret dont toute réussite sociale serait le signe. Le film échappe alors à sa vocation de divertissement enchanté repeint aux couleurs d'une Amérique pimpante.
 
Les Inrokuptibles, par Jacky Goldberg
Et c'est là véritablement le coup de force de Chazelle : non pas moderniser le genre - d'autres, dont Christophe Honoré, Whit Stallman et Jon M. Chu s'y sont employés avec plus d'audace, mais sans doute moins de visibilité -, mais plutôt en proposer une vision suffisamment fédératrice pour redorer son blason commercial.
 
L'Express, par Eric Libiot
Un mélo musical emballant qui s'annonce comme le premier gros succès de ce début d'année. Emma Stone et Ryan Gosling sont à croquer.
 
Les Fiches du Cinéma, par Nicolas Marcadé
Une comédie musicale “old school” dotée d'une singulière modestie qui, sans fausse candeur, diffuse le charme authentique d'une ritournelle légère et mélancolique.
 
Le Figaro, par La Rédaction
Les acteurs bougent avec une grâce souriante, glissent au second degré, surgissent en ombres chinoises. C'est le moment de tomber amoureux, de faire des serments kilométriques, de considérer à nouveau le cinéma comme une branche de la magie.
(très belle critique)
 
Télérama, par Louis Guichard
POUR : Au pays de "Chantons sous la pluie", référence glorieuse, indépassable, Damien Chazelle le conquérant donne libre cours à son goût pour Jacques Demy et pour les amours impossibles.
par Pierre Murat
CONTRE : Cette "chronique des pauvres amants", pour reprendre le titre d'un film italien des années 1950, indiffère totalement.
 
(pour plus de critiques presse, c'est ici)
 
 
 La La Land



Vous le savez déjà (sauf si vous êtes un reclu dans une grotte, ou un fervent écolo anti-communication), mais La La Land a eu un succès hors du commun, telle une bombe pétillante en ce début d'année. Couronné d'Oscars et de nombreux prix (bientôt les Césars de surcroît), ce second film de Damien Chazelle, à peine débarqué en France, promet beaucoup. Et c'est réussi, une fois de plus. On est conquis, charmé, hypnotisé par tant de talent, de lyrisme, de magie. Pourtant, il m'a manqué un petit quelque chose, et quelques détails ont fait que je reste sceptique. Attention, sceptique, certes, mais charmée aussi.

Déjà, au niveau du scénario, rien à re-dire. Il est certes classique, avec de nombreux points déjà vus dans les comédies musicales hollywoodiennes (romance paraissant difficile, rêve de reconnaissance, quête de gloire, artistes incompris, Holywood euphorique, énergique, grisant), mais pourtant reste intemporel, tant il nous captive par ses sujets concernant chacun de nous, par l'interprétation des désirs et des rêves qu'il retranscrit. Désirs et rêves que nous connaissons tous. Qui ne rêve pas d'un bel amour idyllique, d'une notoriété, etc ? Ceux sont ces sujets intemporels, revisités tant de fois, que Chazelle analysent et interprètent, et ce brillamment, on ne peut lui reprocher. Des sujets plus profonds sont aussi adoptés, comme le deuil d'un rêve, la prise de conscience de la réalité, le fantasme, la désillusion, la lassitude de l'amour et de la passion, etc. Tous ces thèmes qui permettent de rajouter du relief et une connotation légèrement réaliste et crédible, tout en les universalisant et en les rendant plus accessibles. Le concept de narrer l'histoire saison par saison est original, bien que déjà vu. Les couleurs ont une signification directe avec le caractère des personnages et le contexte temporel. Les émotions et rapports entre les personnages évoluent au fil des saisons, et Damien Chazelle analyse et étudie bien la complexité de ces rapport et de ces caractères singuliers. Un travail minutieux et qui paie. De plus, tout comme dans Whiplash (qui était TRES réussi (critique ici)), le jazz est omniprésent, comme un grand-frère protecteur qui guide dans le chaos et l'overdose d'Hyllywood. Le jeune et talentueux réalisateur nous témoigne encore une fois de sa passion enivrante, dont on ne se lasse pas. Moi qui aime le jazz, mais qui ne suis pas pourtant particulièrement renseigné dessus, je découvre à chaque fois un univers magique et puissant sous un regard très minutieux mais toujours respectueux, sans jugement.

Passons à la mise en scène, qui est, je trouve, la chose la plus réussi de ce film. Niveau musique, comme toujours, le jazz domine, mais je ne reviens pas dessus, ça a déjà été dit. Je vous invite à lire l'article de Wildhoney, qui en parle très bien (comme toujours, il est vraiment doué). Je rajoute que City of Stars m'a hypnotisé, et charmé. Je l'ai dans la tête depuis que je l'ai vu.
Pour l'image, roulement de tambours... c'est juste MAGNIFIQUE. Je n'ai, je crois, jamais vu de film avec autant de plans aussi beaux et envoûtants, lyriques et magiques (je n'exagère pas, sincèrement). Les couleurs, la lumière, le cadre... Tout est réalisé à la perfection, avec des scènes parfois d'une précision et d'une technique ahurissantes (notamment celle de la soirée avec la piscine). Durendal parle très bien de la complexité et de la technique de certaines scènes. Les couleurs sont si belles.. On pourrait parfois penser à des tableaux, tant elles sont fortes. C'est une poésie, parfois douce et lente, parfois endiablée et folle. Le Fossoyeur de films analyse les couleurs à merveille (allez voir sa vidéo, elle est très bien détaillée).

On va rentrer dans les quelques points négatifs (ahem). En fait, ils se résument à une chose. L'alchimie des acteurs. Emma Stone est pétillante et charmante, avec sa bouille adorable et sa sensibilité bien dosée. Je l'ai déjà vu plus gracieuse et voluptueuse, mais elle s'en sort bien. Elle retranscrit très bien le manque de confiance en soi, d'assurance, et l'indécision, tout en prouvant son caractère fort et singulier en même temps. Ryan Gosling, que je découvre au cinéma, est adorable et très convainquant, avec un visage narquois qui charme aussi. Il assure dans un personnage passionné, loyal et amoureux, mais dans l'ombre et le deuil d'un rêve illusoire face à la complexité du monde réel. C'est beau. Le soucis, c'est l'alchimie entre les deux. Je sais que c'est très subjectif, mais je trouvais que tout était trop mécanique, trop théorique dans leur couple, pas assez naturel et spontané. Je me trompe sans doute, mais ça m'a un peu chagriné et refroidi.

Et c'est dommage. Car sinon le film est parfaitement réussi. De la magie. Des musiques dynamiques, lyriques, belles et douces ou entraînantes. Des cadres parfaits. Des acteurs talentueux. Une comédie musicale brillamment réalisée, avec la passion et le génie propre à Chazelle. Mais cette alchimie manquante, et parfois des scènes trop longues, trop exagérés inutilement faussent un peu l'image parfaite en apparence de La La Land, qui égale difficilement les émotions et les frissons que j'ai ressenti en découvrant Whiplash.

C'est donc un film que j'ai adoré, que je re-regarderai avec plaisir. Un film qui fait rêvé, oublié un peu la morosité du quotidien pour nous transporter dans un Hollywood des rêves et des possibles, du jazz, de la passion. Mais un film qui m'a, malgré tout, un peu laissé sur ma faim pour certains aspects. Je vous le recommande 10 000 fois cependant, tout comme Whiplash si vous ne l'avez pas vu (pauvre de vous. Non, je rigole).
 
 
 
Notes
Scénario : 4/5
Casting : 3,5/5
Richesse, émotions : 3,8/5
Mise en scène (plans, musiques, etc) : 4/5

Note finale : 16/20
 
 
 
 
Ils en parlent...
Wildhoney
Ici, par une présentation et son ressenti
Et ici, sur la musique du film (toujours très très bien expliqué)
 
Durendal _ Vlog - La La Land (parfois il est assez critique, mais au moins a un avis construit et nuancé, plus objectif)
Le Fossoyeur de films _ La La Land : ce que disent les couleurs
InThePanda, qui nous fait une petite critique toute originale, toute mignonne, en osant, et ça c'est cool.
Perle ou Navet _ La La Land, perle ou navet ?






Avis de blogeurses et blogueurs
Wildhoney
[...] aves défauts que tu cites, mais pourquoi pas. Ça tient debout, c'est crédible. Je ne suis pas d'accord avec toi, mais c'est ton avis et je le respecte. Emma et Ryan jouent là ensemble pour la troisième fois et je trouve que c'est le duo parfait. Et niveau spontanéïté, il y a des comédies musicales que j'ai trouvé beaucoup moins spontanée (notamment "Les parapluies de Cherbourg" qu'est entièrement chanté et ça fini par saouler à certains moment et on sent à certains moment que les acteurs chantent parce que c'est ce leur qu'ordonne de faire le réalisateur, parce que c'est le film qu'est comme ça). Là, dans "La La Land", la transition entre parties parlés et chantés est assez naturelle et rien est anormal dans leur façon de jouer. Mais peut-être que tu ne l'as vu comme ça, mais c'est pas grave. Pour le reste, tu décris très bien la musique du film qu'est vraiment superbe, tout comme la réalisation et les couleurs. J'suis d'accord que ça fait assez pensé à des tableaux par moments, surtout la scène de "A Lovely Night". La dernière séquence peut sembler longue, mais pas du tout quand tu comprend tout le sens qu'elle a. Sinon, le jazz comme protecteur, j'aurai pas dit mieux. Enfin, la comparaison avec d'autres comédies musicales hollywoodiennes est très bonne aussi.

Tags : My Dreams Box - film - La La Land - Damien Chazelle - Emma Stone - Ryan Gosling - comédie musicale - romance

La Fille du patron 26/01/2017

[critique datant de octobre 2016]

Ça doit bien faire depuis sa sortie (janvier 2016) que je dis qu'il faut que je le vois, et quelques mois que je l'ai téléchargé. Et pourtant, je traînais à le regarder. Jusqu'à là...
 
 
 La Fille du patron

Petites informations
Réalisateur : Olivier Loustau
Scénario : Olivier Loustau, Bérénice André & Agnès Caffin
Nationalité : France
Sociétés de production : Rouge International Emael Films
                                             Bethsabée Mucho
Genre : comédie sociale, drame
Durée : 98 minutes
Sortie : 14 novembre 2015 (France, Festival de Sarlat)
              06 janvier 2016 (France)
Acteurs : Christa Theret
                 Olivier Loustau
                 Florence Thomassin
                 Patrick Descamps
 
 
Synopsis
Vital, 40 ans, travaille comme chef d'atelier dans une usine textile. Il est choisi comme « cobaye » par Alix, 25 ans, venue réaliser une étude ergonomique dans l'entreprise de son père sous couvert d'anonymat. La fille du patron est rapidement sous le charme de cet ouvrier réservé et secret qui s'ouvre peu à peu à son contact et se met à rêver d'une autre vie...
 
 

Critiques presse
La Croix, par Corinne Renou-Nativel
Sous-représenté au cinéma, le monde ouvrier sert de cadre chaleureux à une histoire d'amour émouvante et transgressive, sur fond de crise de l'industrie textile et de tournoi de rugby.
 
Sud-Ouest, par Sophie Avon
La mise en scène n'est pas sans défauts - répétitive, accumulant trop de scènes de rugby et de séquences où la moto file sur l'autoroute -, mais l'ensemble a une noblesse et une probité qui tiennent l'histoire hors de l'eau, quand on imagine les écueils sous-jacents.
 
Le Journal du Dimanche, par Barbara Théate
Pour son premier film en tant de réalisateur, le comédien Olivier Lousteau tente de combiner romance, chronique sociale, réflexion sur l'âge et l'amitié. Mais à vouloir traiter trop de choses, le film manque de profondeur. Reste une équipe d'acteurs enthousiastes et généreux.
 
Libération, par La Rédaction
Le premier long métrage d'Olivier Lousteau, qui a tout donné (écriture, mise en scène, interprétation), est une romance bénigne dans laquelle un chef d'atelier tout en pilosité viriloïde plaque bobonne pour une jeunette émancipée. En toile de fond, une peinture bienveillante du monde ouvrier et de la fraternité sportive (rugby) fait la jointure.
 
Critikat.com, par Soleil Hakansson
"La Fille du patron", ½uvre intelligente en déséquilibre, oscillant entre chronique facile et intelligence du personnage et de ses rapports, porte tout de même en elle les germes d'un cinéaste à surveiller.
 
Les Inrockuptibles, par Serge Kaganski
"La Fille du patron" repose beaucoup sur ses comédiens qui sont tous remarquables, du premier au dixième rôle, individuellement et collectivement, chacun apportant sa touche de singularité.
 
Le Nouvel Observateur, par La Rédaction
Il y a tous les ingrédients d'une bonne comédie sentimentale, dont on n'attend pas de surprises. De fait, il n'y en a guère dans "la Fille du patron", qui trace sa route avec vaillance et fait la part belle à Christa Théret et Florence Thomassin, superbe dans le rôle très ingrat de la femme délaissée.
 
Positif, par Alain Masson
Les revirements sentimentaux, les remontrances du patron a sa fille, la virulence de l'épouse délaissée, voilà des figures trop attendues (...). Reste que la mise en scène d'Olivier Loustau, dans ses meilleurs moments suscite l'étonnement et l'admiration comme peu de premiers longs métrages ont pu le faire ces temps-ci.
 
Télérama, par Pierre Murat
On se croirait dans un vieux film d'avant guerre, dont Gabin campait forcément le héros : un monde comme en peignait le Julien Duvivier de La Belle Equipe. Fraternel et menacé de disparition. Même l'histoire d'amour, un rien clichetonneuse au départ, convainc par sa franchise, sa sensualité.
 
Première, par Bernard Achour
Sans égaler le formidable "Discount", sorti en tout début d'année, voici un nouvel exemple de premier film français capable d'observer son époque et de faire du cinéma tout en adaptant à son profit les codes d'un divertissement qu'on aurait tort de croire joué d'avance.
 
VSD, par Bernard Achour
Sur fond de malaise économique, un faux vaudeville frondeur, lucide, sensuel et chaleureux, qui offre bien plus que ce qu'on pouvait en attendre a priori.
 

 La Fille du patron
 
 
Je m'attendais pas trop à ça. J'en sors mitigée, nuancée, mais pas dans un sens trop négatif. L'ensemble est agréable, mais reste un peu prévisible, avec pas mal de cliché : la femme aigri délaissée par son mari, l'ouvrier fatigué et lassé, en quête d'aventure et de passion, le patron et père dégueulasse avec sa fille, méprisant la classe sociale des ouvriers, etc. Cependant, les thèmes de la crise, du divorce, de l'adultère, de l'âge sont si bien abordés, avec un fond local sur le rugby, que l'on ne peut qu'être conquis. Le scénario, bien qu'à des moments lourds ou ennuyant, reste original, et prouve que le cinéma français peut nous surprendre agréablement encore, contrairement à ce que l'on dit.

Les acteurs se débrouillent vraiment bien, tous. Energiques, vivants, émouvants, réalistes, ils nous emportent dans leur quotidien, qui n'est pas si loin de beaucoup de français appartenant à cette classe sociale. Christa Theret, que je n'avais vu seulement que dans LOL, est forte, poignante. Et Olivier Loustau, tout en virilité comme le font remarquer certaines critiques presse, incarne à merveille un homme encore pleins d'espoirs.

Un film agréable mais sans plus donc, que je vous recommande, mais pas prioritaire non plus.
 
 
 

Notes
Scénario : 3,5/5
Casting : 4/5
Richesse, émotions : 3,5/5
Mise en scène (musique, lumière, etc) : 2,5/5
 
Note totale : 13/20

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