136 tagged articles My Dreams Box

Je veux me perdre et me retrouver... 30/12/2014

Ici, c'est mon univers, mon torrent de pensées, d'émotions, de découvertes !
Il y a des textes d'une fille un peu folle sur les bords, des citations, des critiques, bref... de tout quoi !



J'espère que ce blog vous plaira. N'hésitez pas à marquer vos commentaires (positifs comme négatifs, du moment que se soit un minimum structuré, y en a assez de débiles dans ce bas monde), afin que je puisse m'améliorer :)
 
En revanche, comme beaucoup, je n'accepte pas les plagias (c'est tellement bas d'esprit, tellement pathétique). Merci de votre compréhension.
 

Une source d'eau limpide qui miroite à la lumière, pure comme l'âme innocente d'un enfant, rempli d'un univers de mots clairs et sonores qui forment citations, textes et philosophies dans ce monde de brutes.

Je veux me perdre et me retrouver...
[image personnelle prise à Bâle en juillet 2016]



Habillage                            Répertoire :                                  Twitter
Facebook                                                                                                      Hellocoton



Second Blog (photographie)




Nuage de songes (livre d'or)
Article sur moi (whou, la classe) : 



« Les mots sont à mon avis notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois nous infliger blessures et nous porter remède »



Blog sources Citations, Philosophie & Lecture
 
 
 
 
 
Enfin, je veux vous présenter un projet qui me tient énormément à c½ur et qui est très important à mes yeux. Alors je n'en dis pas plus, venez juste voir par vous-même...


***
 
En ces circonstances terribles et noires qui plongent la France dans un deuil profond, je tiens à apporter mon soutiens à tous les proches des victimes, mais aussi à tous les français, car nous devons tous rester unis contre cette barbarie inhumaine, et ce quelque soit nos différences.
Nous devons rester debout quoiqu'il arrive, leur montrer notre force. La France a déjà su se relever et être plus forte, elle le sera encore et ne se laissera pas faire.

#PrayForParis
(14.11.2015)
 
Je veux me perdre et me retrouver...
  
Je veux me perdre et me retrouver...
                                              
Je veux me perdre et me retrouver...
Je veux me perdre et me retrouver...

Tags : Bienvenue - Nuage de songes - playlist - My Dreams Box - Newsletter

Ma meilleure ennemie 28/06/2017

[article datant de décembre 2016] [oui, je reviens doucement, après beaucoup de choses]


Je l'ai vu de nombreuses fois petite, mais seulement le début, jamais en entier, jamais la fin ! Triste, n'est-ce pas ? Mais en ces vacances hivernales de fin d'année, je me suis rattrapée (ouiii !).
 
 
 Ma meilleure ennemie

Petites informations
Réalisateur : Chris Columbus
Scénario : Gigi Levangie, Jessie Nelson, Steven Rogers, Ronald Bass, Haren Leigh Hopkins.
Sociétés de production : TriStar
                                             1492 Pictures
Nationalité : Etats-Unis
Genre : comédie dramatique
Durée : 125 minutes
Sorties : 25 décembre 1998 (Etats-Unis & Canada)
               10 février 1999 (France)
               17 février 1999 (Belgique)
Acteurs : Susan Sarandon
                 Julia Roberts
                 Ed Harris
                 Jena Malone
 
 


Synopsis
Isabel Kelly, jeune photographe de mode et petite amie de Luke Harrison, et Jackie, l'épouse légitime du même Luke, se détestent. Celle-ci, toujours très présente, ne pardonne pas à sa rivale son incapacité à l'égaler. Isabel ne parvient pas à se faire accepter d'Anna et de Ben, les deux enfants de Luke et de Jackie. C'est entre les deux femmes une sourde guerre de tranchées.
Mais quand Jackie apprend qu'elle est atteinte d'un mal incurable, elle prend conscience que c'est Isabel qui va élever ses enfants. Jackie va alors enseigner à celle qui fut sa pire ennemie comment devenir une mère pour ses enfants.

 
 


Distinctions
- National Board of Review Awards 1998 : meilleur acteur dans un second rôle pour Ed Harris
- San Diego Film Critics Society 1998 : meilleure actrice pour Susan Sarandon
- BMI Film and TV Awards 1999 : BMI Film Music Award pour John Williams
- Blockbuster Entertainments Awards 1999 : meilleure actrice dans un film dramatique pour Julia Roberts
- Young Artist Awards 1999 : meilleur jeune acteur (10 ans ou moins) pour Liam Aiken
meilleure jeune actrice pour Jena Malone
meilleur film familial dramatique
 
 
 Ma meilleure ennemie



Critiques presse
Le Parisien, par E.L.
Ma meilleure ennemie est le type même du film qu'il faut aller voir avec une serviette éponge pour sécher ses larmes. Son réalisateur (...) dispose d'assez de fraîcheur d'âme et de sincérité pour que son mélo passe comme une lettre à la poste.
 
Le Nouvel Observateur, par François Forestier
Susan Sarandon est formidable dans ce mélo qui fera, n'en doutons pas, un excellent prétexte pour une des émissions de Delarue.
 
Première, par Stéphanie Lamome
Le plus exaspérant reste les personnages, tous plus idylliques donc plus invraisemblables les uns que les autres
 
Le Monde, par J.M
On a (...) largement fait le tour de la question dans la première demi-heure du film, en se demandant avec inquiétude quelle tuile scénaristique va bien pouvoir relancer les enjeux.
 
Télérama, par François Gorin
Au bout d'un éprouvant zigzag (...)le duo Julia-Susan culmine en une longue scène d'orgasme lacrymal. Le spectateur le plus spongieux ne sait plus où mettre ses propres larmes.
 
 




Okay, j'avoue que les critiques de la presse ne sont pas très élogieuses, mais moi pourtant je l'ai adoré. Je l'adorais déjà gamine, du moins la partie que j'avais vu.

Certes, il est cul-cul, niais, parfait pour les téléfilms de Noël qui passe sur TF1 tout décembre (c'est d'ailleurs là que je l'ai vu cette fois-ci, comme à chaque fois). Le scénario est de base assez touchant. Mais le coup de la maladie (je ne citerai pas laquelle pour ne pas spoiler davantage), est peut-être le coup de trop, dans le cliché du téléfilm mélodramatique à souhait. Mais c'est se qui rend ce film encore plus touchant. Petite déjà, j'aimais ce film pour tout le thème du divorce et de la belle-mère qui débarque dans la vie d'un enfant. C'était mon cas, j'ai connu ça bien trop tôt je trouve, malheureusement. Et ça s'est d'office mal passé, après le début qui paraissait, comme toujours, idyllique aux premiers abords. Alors je me retrouvais à travers les enfants du film, moi et ma s½ur, seule face à la difficulté des adultes et de leur égoïsme. Maintenant que j'ai grandis, je comprends davantage la difficulté que rencontrent aussi les parents. Je comprends leur tiraillement, leur malaise. Mais le plus touchant est sans doute la dureté de la vie, et de la maladie. La mère de ma meilleure amie, que je considère comme ma s½ur, étant décédée elle aussi de cette maladie lorsque sa fille avait seulement 13 ans, je ne peux que comprendre et ressentir ce déchirement pour cette femme qui était adorable, et pour sa fille qui en souffre quotidiennement. Et ce film me le rappelle tant. Il est déchirant, mais très beau. Et donc très émouvant (je vous mets en garde, préparez votre boîte de mouchoir maxi pack !).

Au niveau du casting, le duo Susan Sarandon et Julia Roberts marche merveilleusement bien, bien que parfois un peu lourd et mièvre. Elles sont toutes deux touchantes, et sincères dans leur rôle. Ed Harris, bien que moins présent, conquis aussi (surtout pour ses yeux bleu magnifiques, j'avoue).

Les musiques et les décors sont eux aussi très très beaux, notons le. On ressent, pour les Potterhead inconditionnels, la patte de Chris Columbus à travers la mise en scène, et surtout à travers la musique et l'atmosphère qui en ressort. A certains moments, j'ai fortement pensé aux films d'Harry Potter (mon bébé). Chapeau bas donc !

Je vous recommande donc ce film, beau, émouvant, qui transmet une morale tout en étant léger. A voir en famille, au chaud sous un plaid, avec un bon chocolat chaud ou thé, c'est vous qui voyez (je suis plutôt team thé personnellement, et vous ?).
 
 
Notes
Scénario : 3/5
Casting : 4/5
Mise en scène (lumière, scène, etc) : 3,5/5
Richesse, émotions : 3,5/5
 
Note finale : 14/20
 

Tags : My Dreams Box - film - Ma Meilleure ennemie - Julia Roberts - Susan Sarandon

Vaiana, la légende du bout du monde 21/03/2017

[article datant de décembre 2016]

J'ai pu allé le voir avec ma s½ur et ma meilleure pote à la dernière minute, cadeau de Noël. Il était vraiment bien. J'étais sceptique, mais n'en suis pas déçue.
 
 
 Vaiana, la légende du bout du monde

Petites informations
Réalisateurs : Ron Clements & John Musker
Scénario : Ron Clements & John Musker
Sociétés de production : Walt Disney Pictures
                                             Walt Disney Animation Studios
Genre : animation, famille, aventures
Titre original : Moana
Nationalité : Etats-Unis
Durée : 107 minutes
Doublage : Vaiana _ Auli'i Cravalho (VO), Cerise Calixte (VF)
                     Maui _ Dwayne Johnson (VO), Anthony Kavanagh (VF)
                     Sina Waialiki _ Nicole Scherzinger (VO), Mareva                                                                                                    Galanter (VF)
Sorties : 23 novembre 2016 (Etats-Unis & Canada)
                30 novembre 2016 (France)
 


Synopsis
Il y a 3 000 ans, les plus grands marins du monde voyagèrent dans le vaste océan Pacifique, à la découverte des innombrables îles de l'Océanie. Mais pendant le millénaire qui suivit, ils cessèrent de voyager. Et personne ne sait pourquoi...
Vaiana, la légende du bout du monde raconte l'aventure d'une jeune fille téméraire qui se lance dans un voyage audacieux pour accomplir la quête inachevée de ses ancêtres et sauver son peuple. Au cours de sa traversée du vaste océan, Vaiana va rencontrer Maui, un demi-dieu. Ensemble, ils vont accomplir un voyage épique riche d'action, de rencontres et d'épreuves... En accomplissant la quête inaboutie de ses ancêtres, Vaiana va découvrir la seule chose qu'elle a toujours cherchée : elle-même.



 
 
Critiques presse
Le Parisien, par La Rédaction
Au-delà du côté exotique, qui va beaucoup parler aux Français, puisque le film se situe à Tahiti, et de la beauté des images, "Vaiana" met en scène l'héroïne la plus audacieuse et la plus courageuse jamais créée par Disney.
 
Gala, par Amélie de Menou
Le film donne à décou­vrir un véri­table para­dis comme on ne l'avait encore jamais vu. Avec des tech­niques d'ani­ma­tion dont seul Disney a le secret, les réali­sa­teurs sont parve­nus à recréer la trans­pa­rence de l'eau, la sensa­tion d'hu­mi­dité, faisant de l'océan un "person­nage" à part entière de cette épopée fantas­tique.
 
aVoir-aLire.com, par Frédéric Mignard
(...) une somptueuse fable écologique, empruntant davantage à "L'Odyssée de Pi" et au studio Ghibli qu'à Pixar. "Vaiana" est une réussite patente.
 
Elle, par Khadija Moussou
On est bluffés par la qualité des effets spéciaux : du plus petit détail au plan large. Le clapotis d'une vague semble prêt à nous lécher le bout du nez et le navire qui flotte en pleine nuit guidée par les étoiles nous bercerait presque...
 
Culturebox – France Télévisions, par Jacky Bornet
C'est l'aventure et l'humour qui priment, dans une cascade de péripéties dynamisée par une animation d'un réalisme étonnant.
 
Paris Match, par Yannick Vely
D'une grande beauté formelle, "Vaiana, la légende du bout du monde" vogue ainsi jusqu'à son dénouement tel un conte philosophique pour enfants.... les chansons en plus.
 
LCI, par Marilyne Letertre
Rébellion adolescente, affirmation de soi, absence de bluette ou d'un quelconque prince potentiel : après "Raiponce" et "La reine des neiges", Disney confirme que l'ère des damoiselles en détresse est plus que jamais révolu.
 
Les Fiches du Cinéma, par Chloé Rolland
Des chansons, une jeune fille qui s'émancipe et des animaux pots de colle : pas de doute, “Vaïana” est le nouveau Disney ! Toujours aussi spectaculaire techniquement, le film se montre cependant moins incarné et inspiré que les précédents opus du genre.
 
La Voix du Nord, par Philippe Lagouche
De l'action, de l'humour, des sentiments, les bonnes vieilles recettes de Tonton Walt Disney remises au goût du jour par deux vieux de la vieille déjà responsables d'Aladdin et La Petite Sirène. Mission accomplie.
 
La Croix, par Stéphane Dreyfus
Malgré les couleurs vives des atolls polynésiens, le nouveau film d'animation de Disney ne brille ni par son originalité ni par son humour.
 
Les Inrockuptibles, par Jacky Goldberg
La dernière-née du studio ressemble à n'importe lequel de ses rejetons récents : un dessin animé familial, ½cuménique et plutôt progressiste, mais absolument lisse. (...) Ce modèle implacable prouve une nouvelle fois son efficacité, mais lasse par son conformisme.
 
L'Express, par Christophe Carrière
A ne vouloir se fâcher avec personne en mélangeant parcimonieusement croyances locales et obligations maison, Clements et Musker perdent en rythme et en efficacité, pas très aidés par une musique omniprésente mais dépourvue de morceaux forts.


 Vaiana, la légende du bout du monde
 
 
Malgré quelques critiques assez sévères et négatives, j'ai été conquise par le dernier Disney, qui relève je trouve un peu le niveau. De l'originalité, des clichés oubliés, du dépaysement, une morale. J'adore !

Le scénario est original, narrant une histoire qui nous éloigne de notre pays froid pour nous emporter dans un monde verdoyant et chaud, sous le soleil des îles. L'histoire mêle passé et présent, légendes et faits réels, magie et courage. La morale classique de Disney s'en dégage, classique mais qui marche : écologique, il faut prendre soin de notre planète riche et pleines de ressources ; familial, la famille doit toujours être unie, etc.. Mais, il y a un MAIS ! Pas de prince charmant accourant pour sauver une pauvre petite princesse émoustillée et niaise au possible. Pas de princesse en détresse, où tous sont conquis par son charme. Pas d'animaux aux pouvoir magique. A la place, une ado rebelle et déterminée, téméraire, courageuse. Une amitié qui se tisse, mais pas d'histoire d'amour. Un inversement des rôles homme / femme. Disney semble évoluer en même temps que nos meurs, et pour cet effort réussi, je dis oui !

Les personnages sont riches, complets. Pas comme les princesses classiques qui sont juste bonnes à sourire comme des cruches et à enfanter pour faire plaisir à la cour et à monsieur. Pas de mec viril, héroïque, beau et fort, figure paternelle et protectrice. Mais une ado rebelle, déterminée, butée, obstinée, mais avec ses faiblesses et ses défauts. Un mec fort, viril mais pleins d'humour, d'un égo ironique et d'une susceptibilité touchante. Bref, des portraits plus réalistes, non ?

Les musiques au départ, dans la bande annonce, ne m'emballaient pas. Puis, dans le film, j'ai été conquise au fur et à mesure que les paysages défilaient sous mes yeux ébahis comme une enfant. Du coup, évidemment, je les ai téléchargé, ah ah.
#LeBleuLumière (je l'écoute en boucle encore aujourd'hui en mars)

Enfin, il faut quand même que je vous parle des images. Car oui, visuellement, c'est d'une beauté à en couper le souffle. La 3D est si bien exploitée... Un truc de malade. Exceptionnel. Je ne peux pas en être déçue, bien au contraire. Les couleurs sont puissantes, les paysages époustouflant et s'accordant si bien. Que dire de plus ?

Je vous recommande donc d'aller le voir en famille, en cette fin d'année. Pas le meilleur Disney, mais un très bon depuis un bon moment.
 
 


Notes

Scénario : 4/5
Personnages : 4/5
Mise en scène (image, musique, etc) : 4/5
Richesse, émotions : 3,5/5
 
Note finale : 16/20
 
 


Ils en parlent...
Durendal


Tags : My Dreams Box - film d'animation - Disney - Vaiana : la Légende du Bout du Monde

Le Nouveau stagiaire 15/03/2017

Je ne pensais absolument que je verrais ce film en ces vacances de Noël. Il se trouve qu'avec ma s½ur et ma meilleure pote, on est tombé dessus totalement par hasard, lors de l'une de nos nombreuses soirées pyjama/films/Uno.
 
 
 Le Nouveau stagiaire

Petites informations
Réalisateur : Nancy Meyers
Scénario : Nancy Meyers
Nationalité : Etats-Unis
Sociétés de production : Waverly Films
Genre : comédie
Durée : 121 minutes
Sorties : 25 septembre 2015 (Etats-Unis)
                30 septembre 2015 (Belgique)
                07 octobre 2015 (France)
Acteurs : Anne Hatheway
                 Robert de Niro
                 Rene Russo
                 Anders Holms
 
 
Synopsis
Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.
 
 

Critiques presse
Public, par Florence Roman
Avec son sens de l'observation aiguisé et son goût pour les personnages antipathiques qui s'humanisent peu à peu, Nancy Meyers vise juste et le duo inédit Hathaway-De Niro emporte l'adhésion dès les premières minutes du film.
 
Positif, par Michel Cieutat
Le scénario, quoique inégal (les scènes avec Rene Russo, qui exploitent le bon vieux filon hollywoodien du "love interest", sont sans intérêt), est plutôt bien bati et offre un portrait très juste de la génération des nouveaux entrepreneurs, complètement aliénés par leur arrivisme matérialiste.
 
Télérama, par Frédéric Strauss
Nancy Meyers essaie à peine d'échapper aux conventions. Ça ne l'empêche pas d'en bousculer d'autres. (...) Un ton séduisant, féminin et discrètement féministe.
 
Les Fiches du Cinéma, par Isabelle Danel
Cette comédie intergénérationnelle reste un peu trop consensuelle mais donne, mine de rien, quelques pistes réflexives sensées. De Niro et Hathaway forment un joli duo.
 
Le Monde, par Thomas Sotinel
Dans "Le Nouveau Stagiaire", de Nancy Meyers, Robert De Niro est drôle – ça, on l'en savait capable depuis les premiers films de Brian De Palma, tournés il y a bientôt quarante ans –, mais il projette aussi une chaleur rassurante, celle qui auréolait Spencer Tracy dans ses rôles de patriarche.
 
Première, par Isabelle Danel
Observations justes, moments d'émotion et quarts d'heure graveleux pas toujours légers se mélangent dans cette comédie transgénérationnelle agréable et sans surprises. Robert De Niro, qu'on n'a pas vu aussi sobre depuis longtemps, est parfait.
 
Le Nouvel Observateur, par La Rédaction
C'est sympathique, amusant, bien mené, mais banal. Robert De Niro, parfait, donne un peu de grain à ce produit industriel. On regarde, on oublie, c'est du fast-food de l'½il.
 
aVoir-Lire.com,  par Frédéric Mignard
Nancy Meyers sait parler à son public qui y trouvera un certain charme désuet, mais s'aliénera tous les autres qui espéraient éventuellement y trouver une (légère) réflexion sur la difficulté de vieillir dans une société liftée par les nouvelles technologies, où l'évanescence des modes évacuent tous ceux qui sont hors du coup.
 
Les Inrockuptibles, par Théo Ribeton
Nancy Meyers ne semble s'intéresser qu'à l'irréprochabilité surhumaine de son personnage, sorte de Mary Poppins au masculin descendue du troisième âge jusqu'à Brooklyn pour y choyer les nouvelles stars de l'économie, et le dosage bulldozer de la quincaillerie tire-larmes habituelle pousse l'écoeurement jusqu'à un degré quasi-hypnotique.
 

 Le Nouveau stagiaire

 
Je ne sais absolument pas pourquoi, mais j'étais persuadée que ce film avait été réalisé par Woody Allen. Grosse erreur. Cependant, ça aurait pu. Je veux dire, on y retrouve de nombreux thèmes et points communs avec un film de Allen, et je n'ai connu mon erreur que lorsque j'ai fait des recherches pour cette critique. Bref, passons.

Le scénario n'est pas vraiment très très original. Il pourrait même inscrire le film dans un simple téléfilm niais et cul-cul de série Z qui passe sur TF1 l'après-midi en période de fêtes de fin d'année. Très peu original, les péripéties s'enchaînent dans un ordre classique, avec des thèmes et des clichés récurrents et ordinaires qui reviennent : l'infidélité et les regrets qui en découlent (comme par hasard), le gars lourd, le geek timide, la fille conne comme un balai, la fin toujours bien et idyllique, à l'opposé de la vie réelle, etc. Bref, beaucoup de choses vues et revues, et re-revues ! Cependant, il y a quelques thèmes et points importants qui méritent d'être soulignés. En effet, l'inversion des rôles homme/femme, et la question de la vie professionnelle pour une femme dans un milieu dur et principalement masculin, ainsi que d'un homme comme père au foyer, est évoqué, ainsi que les jugements que notre société en tire hâtivement, et à tort. Le regard que l'on porte sur une femme qui réussit, et qui s'impose même sur un monde masculin est remis en question, et peut nous amener à réfléchir. On y pense pas assez, mais notre société est encore très matriarcale et sexiste, dure envers les femmes et les hommes transgressant les rôles. De plus, une certaine morale se dégage par rapport à ça, ainsi que sur le surmenage professionnel qui peut ruiner la santé et la vie privée chez beaucoup. Vous l'aurez compris, la question de la fidélité, de la monogamie et de la confiance dans un couple est aussi abordé, peut-être de manière maladroite et baclée, je vous l'accorde. En revanche, et c'est ce qui fait le charme de ce film, la question des générations et de la place et du respect que l'on accorde aux aînés est très bien développée, et ce de manière touchante et humble. Ce thème permet en plus une originalité à ce film qui de forme paraît lisse, voir fade.

En effet, au niveau du casting, c'est très très fade. Sans exagérer. Hormis De Niro qui excelle dans son rôle de retraité veuf et adorable, sous un charme infaillible, et Anne Hatheway qui joue un rôle qui lui correspond à merveille, et qui pour une fois brille dans l'image de cette femme déterminée et touchante, le casting est décevant, sans tête qui brille. Le petit geek est mignon, mais ça s'arrête là (décidément, j'adore les geeks xD). Aucune tête ne sort du lot, et n'apporte un brin de vivacité. Le duo De Niro / Hatheway touche, sans marquer non plus. Et De Niro détient quand même le rôle le plus intéressant, et qui aurait pû largement être développé, apportant une morale sur la vieillesse qui ne ferait pas de mal. Comme Paige, dans un autre sens.

Pour ce qui est des plans et des lumières, il n'y en a que trois ou quatre, autant dire qu'ils ne se sont pas foulés la rate les gars : la maison de Jules, son entreprise et sa voiture. Point. Mais je reconnaît que l'entreprise est belle, rendant l'atmosphère feutrée, comme dans un cocon.

Bon, vous l'avez sans doute compris, ce n'est pas le meilleur film de l'année. Mais pour son atmosphère feutrée, cooconing, romantique et "tout va mieux pour le meilleur des mondes", c'est l'idéal, me rappelant un film de Woody Allen, avec une morale sous-entendu similaire. Bref, je vous le recommande quand même, pour vous changer les idées. Ce ne seront pas 1h40 de perdue totalement.
 
 

Notes
Scénario : 3/5
Casting : 2,5/5
Mise en scène (plan, lumière, etc) : 2/5
Richesse, émotions : 3/5
 
Note finale : 11/20






Avis de blogueurs/blogueuses
Wildhoney
Un film qu'aurait pu être banale, mais c'était sans compter qu'il y a quand même quelques thématiques intéressantes dedans et deux acteurs géniaux. Et tu les as justement cités. Le film montre aussi que contrairement aux préjugés, il y a des vieux qui sont courageux et qui veulent encore continuer à se rendre utile. Le ton est léger, mais ça colle bien avec le contexte. Et puis, toute façon, un film avec Anne Hathaway, c'est rarement dramatique. Et c'est là que j'en viens à la grande du film : Robert de Niro et Anne Hathaway. Ils sont tous les deux au top. Évidemment, c'est pas le meilleur film avec de Niro, mais c'est un rôle principal et ça fait longtemps que ça lui était pas arrivé. Et il joue toujours très bien. Anne Hathaway, elle a fait aussi ses preuves avec d'autres rôles, elle n'a rien à prouver, c'est une actrice convaincante et elle le prouve encore ici. Pour la mise en scène, t'as bien résumé le truc. Il y a pas grand chose à dire, le film n'étant pas fait pour impressionné l'½il du spectateur, mais juste pour passer un bon moment et la mission est accompli. Quand on y pense, ça aurait presque pu être un film de Woody Allen. Ca y fait un peu penser. A part que W. Allen aurait fait quelque chose de plus profond et aurait pousser plus loin la relation entre les deux persos principaux, leur causant quelques ennuies au passage.

Tags : My Dreams Box - film - Le Nouveau stagiaire - Nancy Meyers - Anne Hathaway - Robert De Niro - comédie

La Fille du train 17/02/2017

[article datant de novembre 2016]

Décidé à la dernière minute, c'est le film que j'ai vu totalement par hasard avec ma s½ur au cinéma. Et bien, malgré les critiques presse qui n'en font pas trop d'éloge, j'ai été agréablement surprise.
 

 La Fille du train
Petites informations
Réalisateur : Tate Taylor

Scénario : Erin Cressida Wilson, d'après le roman de Paula Hawkins
Nationalité : Etats-Unis
Sociétés de production : Amblin Entertainment
                                             DreamWorks SKG
                                             Marc Platt Productions
                                             Reliance Entertainment
Genre : thriller
Durée : 112 minutes
Sortie : 05 octobre 2016 (Royaume-Uni)
              07 octobre 2016 (Etats-Unis et Canada)
              26 octobre 2016 (France)
              02 novembre 2016 (Belgique)
Acteurs : Emily Blunt
                 Haley Bennett
                 Rebeccca Ferguson
                 Justin Theroux
 
 
 
Synopsis
Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite... jusqu'au jour où elle est le témoin d'un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.
 
 
 
Critiques presse
Public, par Florence Roman
"La Fille du train" est un thriller captivant (...) qui possède un atout de taille, Emily Blunt, émouvante en femme brisée.
 
Elle, par La rédaction
Dans ce thriller haletant, le spectateur se retrouve plongé au c½ur d'une enquête. (...) Le réalisateur Tate Taylor multiplie les pistes et se joue de tout. (...) Emily Blunt hante le film de son allure fantomatique, qui altère parfois avec un comportement hystérique, inquiétant même.
 
Le Point, par Julie Malaure
Une fin en queue de poisson, ou plutôt en tire-bouchon, fidèle au livre mais qui aurait gagné à être suggérée plutôt qu'appuyée avec rage. C'est la minute qui gâche. Pour le reste, on est resté tout du long dans le wagon. Que ceux qui n'aiment pas prennent le train suivant 
 
Voici, par La rédaction
["La Fille du train"] souffre de la comparaison avec (...) "Gone Girl" (...) et d'une intention affichée d'en réitérer l'exploit. Mais Tate Taylor n'est pas David Fincher, et certaines scènes frôlent même parfois le grotesque. (...) Emily Blunt tient le film sur ses frêles épaules.
 
Les Fiches du Cinéma, par Aude Jouanne
Thriller au féminin efficace, “La Fille du train” reste néanmoins en-dessous de ses ambitions.
 
Paris Match, par Alain Spira
Une voix off trop présente comble par le texte ce que le réalisateur ne parvient pas à nous communiquer par l'image. D'où un manque de rythme qui s'ajoute à des personnages trop caricaturaux (...). Emily Blunt fait son maximum, mais son rôle manque de crédibilité.
 
Le Nouvel Observateur, par François Forestier
Cent douze minutes de ce suspense mou pour en arriver à une conclusion, c'est long. (...) Intrigue byzantine, personnages antipathiques, dommage. Il y avait la matière d'un bon film... pour Hitchcock.
 
Le Monde, par Thomas Sotinel
Il suffit d'avoir vu "La Couleur des sentiments" pour savoir que Tate Taylor ne sera jamais David Fincher, ce qui fait de "La Fille du train" un succédané qui tombe dans la plupart des pièges du genre, ceux-là mêmes dont Fincher s'était joué. Reste le charme un peu frelaté d'une histoire faite pour consoler tout un chacun de ses déboires et frustrations conjugaux.
 
Le Journal du Dimanche, par Barbara Théate
Tate Taylor (...) manie avec plus de subtilité la caméra que Paula Hawkins la syntaxe, en réussissant à créer une ambiance noire, un brin dépressive. Mais le soufflé retombe assez vite et le dénouement se ré- vèle aussi décevant à l'écran que dans le livre. Un roman de gare ne fera jamais un grand film
 
Les Inrockuptibles, par Théo Ribeton
Bourré de potentiel mais manquant de sophistication, "La Fille du train" se prend un peu les pieds dans le tapis d'une intrigue à quadruple fond, mêlant flash-back, mémoires défaillantes et jeux de ressemblance physique entre personnages.
 
Télérama, par Samuel Douhaire
"La Fille du train" se révèle d'une balourdise à faire peur... La mise en scène de Tate Taylor multiplie les effets racoleurs. Et Emily Blunt, d'habitude très bonne actrice, en fait des tonnes en femme alcoolique et malheureuse.

 La Fille du train
 
 
Je ne m'attendais pas à aller voir ce film. J'avais vu la bande-annonce, et le trouvais pas mal, disons qu'il m'attirait curieusement. Quand j'ai été le voir, et bien, je n'en suis pas ressortie déçue, malgré tous ces critiques pas très flatteuses.

Le scénario est l'adaptation du roman de Paula Hawkins, que je n'ai pas lu. Assez original, il plonge le spectateur dans l'angoisse, le suspens et l'attente. Malgré de nombreux points assez vus et clichés, il nous surprend par son revirement étonnant, à la fois prévisible et saugrenu. J'étais partie sur un autre coupable, totalement. Je ne spoilerai pas, mais j'ai été vraiment surprise par la vérité, et en même temps pas totalement. Je veux dire, si on y réfléchi bien, c'est totalement prévisible en même temps.

Les actrices sont très convaincantes dans leur rôle de femmes soucieuses, détruites pour certaines et inquiètes pour d'autres. Emily Blunt, que j'avais déjà aperçu dans d'autres rôles mais qui ne m'a pas marqué plus que ça, est émouvante en femme alcoolique détruite par la vérité et la pression d'un ex-mari dangereux, vicieux. Elle nous emporte dans sa fatalité tragique, désespérante, et on ne peut que ressentir de la pitié pour elle, pitié devenant vite de l'admiration. Les autres actrices, moins présentes mais tout autant importantes, sont elles aussi douées et convaincantes, mais bien plus effacées, ne jouant pas le rôle principal.

Je veux faire une mention spéciale à la manière dont les scènes furent filmées. Visuellement, c'est envoûtant, captivant, avec ces plans rapides et sombres qui nous enferment dans cet univers glauque, triste, automnal et humide, s'accordant parfaitement à l'ambiance et à l'humeur de Rachel.

Je le recommande donc pour se plonger dans ce thriller captivant, bien que prévisible parfois. Loin d'être le meilleur et le plus angoissant, il nous fait réfléchir, nous emporte près de Rachel, Megan et Anna, trois femmes liées à jamais par un homme malsain et égoïste.
 
 


Notes
Scénario : 3/5
Casting : 4/5
Richesse, émotions : 3,5/5
Mise en scène (musique, plans, etc) : 3,5/5
 
Note finale : 13,5/20
 


Ils en parlent...
WhateverWorks _ The Girl on the Train

Tags : My Dreams Box - film - La Fille du train - thriller - Tate Taylor - Emily Blunt - Haley Bennett

La La Land 12/02/2017

Ayant tant entendu parler de ce film, j'ai été le voir, au grand damn de ma meilleure pote qui elle ne l'a pas trop apprécié. Moi... et bien j'en suis un peu mitigée, mais dans l'ensemble satisfaite.
 
 
 La La Land

Petites informations
Réalisateur : Damien Chazelle
Scénario : Damien Chazelle
Titre original : La La Land
Titre québecois : Pour l'amour d'Holywood
Sociétés de production : Black Label Média
                                             Gilbert Films
                                             Impostor Pictures
                                             Marc Platt Productions
Nationalité : Etats-Unis
Genre : comédie musical, romance
Durée : 126 minutes
Sorties : 31 août 2016 (Italie, Mostra de Venise)
                09 décembre 2016 (Canada & Etats-Unis)
                25 janvier 2017 (France & Belgique)
Casting : Ryan Gosling
                Emma Stone
                John Legend
                J.K. Simmons






Synopsis
Au c½ur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. 
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent...
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ?

 


Distinctions
• Mostra de Venise 2016 : Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine pour Emma Stone
• Festival international du film de Toronto 2016 : People's Choice Award (Sélection « Spécial Presentations »)
• Boston Online Film Critcs Association Awards 2016 : Meilleur réalisateur pour Damien Chazelle
• New York Film Critics Cricle Awards 2016 : Meilleur film
• Golden Globes 2017 : 7 au total
 
 
 La La Land




Critiques presse
VSD, par Olivier Bousquet
Le montage final, dont on n'ose vous révéler le moindre indice, est un moment de grâce tel qu'on n'en avait pas vu depuis des lustres. On en sort ému, au moins. Lessivé, au mieux.
 
Elle, par Khadija Moussou
Damien Chazelle signe ici un film qui salue les comédies musicales, avec un bel hommage au cinéma de Gene Kelly, Ginger Rogers et aux films de Jacques Demy. De quoi vous donner envie de fredonner « City of Stars » en improvisant un pas de danse en attendant le bus...
 
Positif, par Alain Masson
Merveilleux hommage à l'âge d'or de la comédie musicale hollywoodienne, "la La Land" est aussi une passionnante méditation sur la solitude de l'artiste et son difficile rapport au monde réel.
 
La Croix, par Arnaud Schwartz
Une oeuvre brillante, intense, profonde et drôle.
 
Studio Ciné Live, par Thierry Cheze
À la fois tourné vers les maîtres du passé (....), moderne dans sa réalisation et éternel dans ses préoccupations, "La La Land" s'impose comme le plus beau et le plus enthousiasmant film ce de début 2017. 
 
Critikat.com, par Théo Charrière
(...) ici, si le monde est une scène, cette scène est avant tout un décor (...) qui oppresse les personnages en les replongeant dans un encerclement déjà établi. Quelque chose s'est perdu en chemin – définitivement.
 
Le Monde, par Mathieu Macheret
Les personnages se prévalent d'une culture qui vire parfois au name-dropping, et Chazelle se donne à travers eux des allures de premier de la classe, récitant son classicisme sur le bout des doigts. Heureusement, le film n'en reste pas là. A mi-parcours, la romance cède le pas à la vie de couple et à ses crispations.
 
aVoir-aLire.com, par Alexandre Jourdain
Damien Chazelle revient en cinémascope avec un mélodrame entêtant? déchiré entre l'âge d'or d'Hollywood et son legs. Ballet virtuose mais souffrant parfois d'un penchant pour le remplissage.
 
Le Nouvel Observateur, par Nicolas Schaller
On savait Damien Chazelle très doué depuis "Whiplash", on le découvre capable, dans un film tourné avec l'équivalent du budget coiffure d'un blockbuster Marvel, de redistribuer les cartes du spectacle hollywoodien.
 
Libération, par Didier Péron
A la fable sur les tensions entre amour et ambition succède un film plus torve, plus humain aussi sur le deuil ou le sacrifice secret dont toute réussite sociale serait le signe. Le film échappe alors à sa vocation de divertissement enchanté repeint aux couleurs d'une Amérique pimpante.
 
Les Inrokuptibles, par Jacky Goldberg
Et c'est là véritablement le coup de force de Chazelle : non pas moderniser le genre - d'autres, dont Christophe Honoré, Whit Stallman et Jon M. Chu s'y sont employés avec plus d'audace, mais sans doute moins de visibilité -, mais plutôt en proposer une vision suffisamment fédératrice pour redorer son blason commercial.
 
L'Express, par Eric Libiot
Un mélo musical emballant qui s'annonce comme le premier gros succès de ce début d'année. Emma Stone et Ryan Gosling sont à croquer.
 
Les Fiches du Cinéma, par Nicolas Marcadé
Une comédie musicale “old school” dotée d'une singulière modestie qui, sans fausse candeur, diffuse le charme authentique d'une ritournelle légère et mélancolique.
 
Le Figaro, par La Rédaction
Les acteurs bougent avec une grâce souriante, glissent au second degré, surgissent en ombres chinoises. C'est le moment de tomber amoureux, de faire des serments kilométriques, de considérer à nouveau le cinéma comme une branche de la magie.
(très belle critique)
 
Télérama, par Louis Guichard
POUR : Au pays de "Chantons sous la pluie", référence glorieuse, indépassable, Damien Chazelle le conquérant donne libre cours à son goût pour Jacques Demy et pour les amours impossibles.
par Pierre Murat
CONTRE : Cette "chronique des pauvres amants", pour reprendre le titre d'un film italien des années 1950, indiffère totalement.
 
(pour plus de critiques presse, c'est ici)
 
 
 La La Land



Vous le savez déjà (sauf si vous êtes un reclu dans une grotte, ou un fervent écolo anti-communication), mais La La Land a eu un succès hors du commun, telle une bombe pétillante en ce début d'année. Couronné d'Oscars et de nombreux prix (bientôt les Césars de surcroît), ce second film de Damien Chazelle, à peine débarqué en France, promet beaucoup. Et c'est réussi, une fois de plus. On est conquis, charmé, hypnotisé par tant de talent, de lyrisme, de magie. Pourtant, il m'a manqué un petit quelque chose, et quelques détails ont fait que je reste sceptique. Attention, sceptique, certes, mais charmée aussi.

Déjà, au niveau du scénario, rien à re-dire. Il est certes classique, avec de nombreux points déjà vus dans les comédies musicales hollywoodiennes (romance paraissant difficile, rêve de reconnaissance, quête de gloire, artistes incompris, Holywood euphorique, énergique, grisant), mais pourtant reste intemporel, tant il nous captive par ses sujets concernant chacun de nous, par l'interprétation des désirs et des rêves qu'il retranscrit. Désirs et rêves que nous connaissons tous. Qui ne rêve pas d'un bel amour idyllique, d'une notoriété, etc ? Ceux sont ces sujets intemporels, revisités tant de fois, que Chazelle analysent et interprètent, et ce brillamment, on ne peut lui reprocher. Des sujets plus profonds sont aussi adoptés, comme le deuil d'un rêve, la prise de conscience de la réalité, le fantasme, la désillusion, la lassitude de l'amour et de la passion, etc. Tous ces thèmes qui permettent de rajouter du relief et une connotation légèrement réaliste et crédible, tout en les universalisant et en les rendant plus accessibles. Le concept de narrer l'histoire saison par saison est original, bien que déjà vu. Les couleurs ont une signification directe avec le caractère des personnages et le contexte temporel. Les émotions et rapports entre les personnages évoluent au fil des saisons, et Damien Chazelle analyse et étudie bien la complexité de ces rapport et de ces caractères singuliers. Un travail minutieux et qui paie. De plus, tout comme dans Whiplash (qui était TRES réussi (critique ici)), le jazz est omniprésent, comme un grand-frère protecteur qui guide dans le chaos et l'overdose d'Hyllywood. Le jeune et talentueux réalisateur nous témoigne encore une fois de sa passion enivrante, dont on ne se lasse pas. Moi qui aime le jazz, mais qui ne suis pas pourtant particulièrement renseigné dessus, je découvre à chaque fois un univers magique et puissant sous un regard très minutieux mais toujours respectueux, sans jugement.

Passons à la mise en scène, qui est, je trouve, la chose la plus réussi de ce film. Niveau musique, comme toujours, le jazz domine, mais je ne reviens pas dessus, ça a déjà été dit. Je vous invite à lire l'article de Wildhoney, qui en parle très bien (comme toujours, il est vraiment doué). Je rajoute que City of Stars m'a hypnotisé, et charmé. Je l'ai dans la tête depuis que je l'ai vu.
Pour l'image, roulement de tambours... c'est juste MAGNIFIQUE. Je n'ai, je crois, jamais vu de film avec autant de plans aussi beaux et envoûtants, lyriques et magiques (je n'exagère pas, sincèrement). Les couleurs, la lumière, le cadre... Tout est réalisé à la perfection, avec des scènes parfois d'une précision et d'une technique ahurissantes (notamment celle de la soirée avec la piscine). Durendal parle très bien de la complexité et de la technique de certaines scènes. Les couleurs sont si belles.. On pourrait parfois penser à des tableaux, tant elles sont fortes. C'est une poésie, parfois douce et lente, parfois endiablée et folle. Le Fossoyeur de films analyse les couleurs à merveille (allez voir sa vidéo, elle est très bien détaillée).

On va rentrer dans les quelques points négatifs (ahem). En fait, ils se résument à une chose. L'alchimie des acteurs. Emma Stone est pétillante et charmante, avec sa bouille adorable et sa sensibilité bien dosée. Je l'ai déjà vu plus gracieuse et voluptueuse, mais elle s'en sort bien. Elle retranscrit très bien le manque de confiance en soi, d'assurance, et l'indécision, tout en prouvant son caractère fort et singulier en même temps. Ryan Gosling, que je découvre au cinéma, est adorable et très convainquant, avec un visage narquois qui charme aussi. Il assure dans un personnage passionné, loyal et amoureux, mais dans l'ombre et le deuil d'un rêve illusoire face à la complexité du monde réel. C'est beau. Le soucis, c'est l'alchimie entre les deux. Je sais que c'est très subjectif, mais je trouvais que tout était trop mécanique, trop théorique dans leur couple, pas assez naturel et spontané. Je me trompe sans doute, mais ça m'a un peu chagriné et refroidi.

Et c'est dommage. Car sinon le film est parfaitement réussi. De la magie. Des musiques dynamiques, lyriques, belles et douces ou entraînantes. Des cadres parfaits. Des acteurs talentueux. Une comédie musicale brillamment réalisée, avec la passion et le génie propre à Chazelle. Mais cette alchimie manquante, et parfois des scènes trop longues, trop exagérés inutilement faussent un peu l'image parfaite en apparence de La La Land, qui égale difficilement les émotions et les frissons que j'ai ressenti en découvrant Whiplash.

C'est donc un film que j'ai adoré, que je re-regarderai avec plaisir. Un film qui fait rêvé, oublié un peu la morosité du quotidien pour nous transporter dans un Hollywood des rêves et des possibles, du jazz, de la passion. Mais un film qui m'a, malgré tout, un peu laissé sur ma faim pour certains aspects. Je vous le recommande 10 000 fois cependant, tout comme Whiplash si vous ne l'avez pas vu (pauvre de vous. Non, je rigole).
 
 
 
Notes
Scénario : 4/5
Casting : 3,5/5
Richesse, émotions : 3,8/5
Mise en scène (plans, musiques, etc) : 4/5

Note finale : 16/20
 
 
 
 
Ils en parlent...
Wildhoney
Ici, par une présentation et son ressenti
Et ici, sur la musique du film (toujours très très bien expliqué)
 
Durendal _ Vlog - La La Land (parfois il est assez critique, mais au moins a un avis construit et nuancé, plus objectif)
Le Fossoyeur de films _ La La Land : ce que disent les couleurs
InThePanda, qui nous fait une petite critique toute originale, toute mignonne, en osant, et ça c'est cool.
Perle ou Navet _ La La Land, perle ou navet ?






Avis de blogeurses et blogueurs
Wildhoney
[...] aves défauts que tu cites, mais pourquoi pas. Ça tient debout, c'est crédible. Je ne suis pas d'accord avec toi, mais c'est ton avis et je le respecte. Emma et Ryan jouent là ensemble pour la troisième fois et je trouve que c'est le duo parfait. Et niveau spontanéïté, il y a des comédies musicales que j'ai trouvé beaucoup moins spontanée (notamment "Les parapluies de Cherbourg" qu'est entièrement chanté et ça fini par saouler à certains moment et on sent à certains moment que les acteurs chantent parce que c'est ce leur qu'ordonne de faire le réalisateur, parce que c'est le film qu'est comme ça). Là, dans "La La Land", la transition entre parties parlés et chantés est assez naturelle et rien est anormal dans leur façon de jouer. Mais peut-être que tu ne l'as vu comme ça, mais c'est pas grave. Pour le reste, tu décris très bien la musique du film qu'est vraiment superbe, tout comme la réalisation et les couleurs. J'suis d'accord que ça fait assez pensé à des tableaux par moments, surtout la scène de "A Lovely Night". La dernière séquence peut sembler longue, mais pas du tout quand tu comprend tout le sens qu'elle a. Sinon, le jazz comme protecteur, j'aurai pas dit mieux. Enfin, la comparaison avec d'autres comédies musicales hollywoodiennes est très bonne aussi.

Tags : My Dreams Box - film - La La Land - Damien Chazelle - Emma Stone - Ryan Gosling - comédie musicale - romance